Dans les pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), la question de l’épargne et de l’investissement est cruciale pour assurer la stabilité financière des ménages et favoriser le développement économique. Pourtant, une grande partie de la population reste peu informée sur les meilleures pratiques financières pour garantir un avenir sécurisé.
L’épargne permet de se prémunir contre les imprévus et de financer des projets personnels, tandis que l’investissement est un levier puissant pour faire fructifier son capital et préparer l’avenir. Entre les méthodes traditionnelles comme les tontines et les nouvelles opportunités offertes par la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), il est essentiel de bien comprendre ces mécanismes pour prendre des décisions financières éclairées.
L’importance de l’épargne pour la stabilité financière
La première étape vers une gestion financière saine consiste à épargner. Non seulement elle aide à anticiper les imprévus, mais elle permet aussi d’atteindre des objectifs financiers à moyen et long terme.
L’inflation locale grignote le pouvoir d’achat des épargnants. Conserver son argent sous forme liquide ou en compte d’épargne classique peut faire perdre en valeur réelle sur le long terme. De nombreux Ouest-Africains préfèrent garder leur argent dans des tontines ou sous le matelas par peur des risques, par habitude ou par méfiance par rapport aux autres méthodes. Mais cette immobilisation représente une opportunité perdue : L’objectif est de mettre en mouvement son capital pour qu’il génère des revenus et crée un effet boule de neige et s’assurer une stabilité financière.
Construire un parcours progressif vers l’investissement actif
Une fois les premiers gains réalisés, l’étape suivante est de construire des revenus passifs grâce à des placements plus structurés :
- Immobilier locatif abordable : Acheter un terrain ou une petite maison à louer dans une zone en expansion.
- Obligations d’État et fonds d’investissement : Les bons du Trésor UEMOA offrent des rendements intéressants et sûrs.
- Investir à la BRVM : Placer une fraction de son capital dans des actions ou obligations d’entreprises ouest-africaines.
Avant d’investir, il faut se protéger contre les imprévus. Une bonne pratique consiste à mettre de côté 3 à 6 mois de dépenses courantes dans un compte accessible mais distinct du compte principal.
Plutôt que de laisser tout son argent dormir, il est possible d’expérimenter avec :
- L’investissement en agriculture (AgriTech, fermes partagées) : Des plateformes comme Jangolo (Cameroun), Agritech CI (Côte d’Ivoire) permettent d’investir dans l’agriculture sans être agriculteur.
- Les prêts participatifs (crowdfunding) : Des plateformes comme Afrikwity permettent d’investir de petits montants dans des projets locaux.
Une fois les premiers gains réalisés, l’étape suivante est de construire des revenus passifs grâce à des placements plus structurés :
- Immobilier locatif abordable : Acheter un terrain ou une petite maison à louer dans une zone en expansion.
- Obligations d’État et fonds d’investissement : Les bons du Trésor UEMOA offrent des rendements intéressants et sûrs.
- Investir à la BRVM : Placer une fraction de son capital dans des actions ou obligations d’entreprises ouest-africaines.
Les problèmes financiers ne sont pas toujours liés au manque d’argent, mais plus à une méconnaissance de la façon de gérer ces revenus de façon efficace. Une éducation financière solide est l’outil indispensable pour planifier son avenir de façon sereine et intelligente.
L’objectif n’est pas de simplement épargner mais de faire fructifier intelligemment son argent en s’adaptant aux réalités économiques locales pour garantir une meilleure stabilité financière. La clé du succès réside dans une progression maîtrisée, où chaque étape renforce la suivante.